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Dans la presse :
L’auteur du “cheval de Libramont” Francis Daras est sculpteur. Son nom ne vous dit peut-être rien. Depuis peu, si vous passez souvent à Libramont, à l'angle de l'avenue d'Houffalize et de la rue de Serpont, vous pouvez pourtant admirer l'une de ses œuvres : le cheval de trait en bronze. Nous avons rencontré cet artiste passionné, chez lui, au milieu de sa source d'inspiration : la nature. Francis Daras, une vie de sculpture… Tapie sur les hauteurs de Rochefort, la maison du sculpteur est isolée. Entre l'atelier et la demeure, de grands arbres, accompagnés de haies vives, plantent le décor autour d'une grande cour. A notre arrivée, c'est le berger allemand qui nous accueille par ses aboiements. Francis Daras aime la nature… Cela se sent. Passionné par la sculpture et tout ce qui l'entoure, le Namurois a pris le temps de nous expliquer son art, avec la patience d'un professeur expliquant à un jeune élève que deux et deux font quatre. Le cheval de trait installé à Libramont est le résultat d'un travail de longue haleine et l'artiste se félicite de la bonne entente et de la bonne compréhension dont a fait preuve l'administration communale de Libramont. "Dans ce cas, le partenariat artiste-ville a été excellent à tous les niveaux. Si ça pouvait être à chaque fois le cas… Mais je n'ai pas à me plaindre pour le moment. J'ai réalisé un cerf pour la ville de Rochefort et tout s'est bien passé également."
Comme un chercheur qui fait des expériences Comme un chercheur qui fait des expériences, Francis Daras a mis de nombreuses années pour maîtriser les différentes techniques de la sculpture. Sans cesse à la recherche de nouvelles idées, l'homme est un passionné. A la question de savoir si la réalisation d'une telle œuvre prend du temps, il répond: "Si on commence à compter les heures, on n'y arrive jamais. C'est impossible à dire et ça ne m'intéresse pas." On a compris, quand on aime, on ne compte pas. Dans la salle de séjour trônent diverses réalisations, de différentes tailles et matériaux divers. Une constante : la nature. "Je suis enclin à faire de l'animalier, même si j'ai aussi fait de la décoration et de l'humain." Francis Daras aime observer son environnement. A l'affût du moindre pépiement d'oiseau, il vous avertit au milieu de votre discussion qu'un épervier rôde au-dessus de la maison, reprenant ensuite ces considérations plus terre à terre. "Je suis passionné par les chevaux, les animaux sauvages, la forêt ardennaise, etc. et je trouve qu'il manquait deux ou trois choses dans la région à ce niveau." Voilà comment est née l'idée d'installer un cheval de trait en bronze dans la cité de la foire agricole… "J'ai rencontré Jean-Luc Henry à une exposition. J'ai été l'aborder et je lui ai dit que j'avais peut-être des projets intéressants pour la province, ce devait être en mars 1999. Ensuite, j'ai rencontré le bourgmestre de Libramont, M. Bossicart." Et tout s'est mis en place progressivement, la commande ferme et définitive de l'œuvre arrivant au début de cette année. C'est là que commence le véritable travail de l'artiste et du technicien. "Il faut d'abord réaliser une maquette en terre, en plâtre ou en plasticine, peu importe. Ensuite, on réalise un agrandissement avec des barres de fer qui soutiennent un "body" (de l'anglais, corps) en bois. Il faut alors prendre son temps, observer beaucoup de chevaux avant de s'attaquer aux détails et l'on termine avec de la terre." Une fois fait, il faut s'attaquer au moulage et à de nombreuses autres étapes trop techniques pour être expliquées dans le détail. Francis Daras prend une feuille, dessine des plans, sort des livres de sa bibliothèque pour expliquer sa passion, pour la partager. Il poursuit: "Les différentes pièces du moule sont envoyées à la fonderie, en Flandre, le seul endroit en Belgique où l'on trouve ce genre d'entreprise à la pointe du progrès, pour l'étape finale : le coulage du bronze et la soudure des pièces. C'est un véritable travail d'équipe. Au départ, il faut des partenaires pour commander l'œuvre. Après, en fonderie, vingt-cinq personnes travaillent en permanence. Elles sont jeunes et sympathiques, prêtes à travailler jour et nuit pour accomplir leur tâche du mieux possible." Un travail de titan… Mais comment devient-on sculpteur? "Par hasard… A moins que ce soit génétique. Mon grand-père maternel avait suivi les cours de fonderie. Mon autre grand-père était entrepreneur en construction. C'est arrivé de façon bizarre. Ma première commande était une commande de décors pour la Traviata de Verdi qui s'est jouée à l'opéra de Washington, Vérone, Liège… C'était une cheminée, une femme et des instruments de musique. Ensuite pour Candide de Voltaire, on m'a commandé six béliers sumériens. " Depuis, Francis Daras travaille sans arrêt sur plusieurs sujets. Une fois arrivé dans son atelier, on découvre deux maquettes du cheval de trait perdues au milieu d'autres. "Tout le monde a en soi un potentiel inexploité. Il faut le chercher, non pas le trouver, mais le chercher…"
M. Peiffer Info Ardenne 03 Novembre 2000 - n°148 |
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OUDENAARDE
In het straatbeeld van het Waalse Libramont verschijnt vandaag een levensgroot bronzen paard van Oudenaardse makelij. Kunstenaar Francis Daras liet het werk vevaardigen in de gieterij Art Casting in Leupegem... Dit beeld symboliseert de goede samenwerking tussen Vlamingen en Walen, vindt Daras. Achthonderdvijftig kilogram zwaar is het steigerende paard. Het werd bij Art Casting aan de Meersbloem in verschillende stukken uit de oven gehaald. Het beeld komt nabij het station van Libramont. op een drukke plaats waar drie invalswegen bijeenkomen" vertelt Francis Daras, maker van het kunstwerk. "Waarom een paard ?" omdat ik vind dat de streek rond Libramont ten onrechte het Ardense paard aan het vergeten is. Dit is een hulde aan het Ardense ras, een echt werk beest met een groot uithoudingsvermogen", motiveert Darras. Dat de beeldhouwer uit Rochefort het kunstwerk mocht maken, was het resultaat van een wedstrijd die Libramont uitschreef. HUZARENSTUKJE Voor de Oudenaardse gieterij was de realisatie van het 2,8 meter hoge bronzen beeld een waar huzarenstukje. «Het was een echte uitdaging dit te doen.», vertelt Jo Norga van Art Casting. «Dergelijke afmetingen zijn niet vanzelfsprekend. Grote buitenlandse gieterijen durven wel met metenihoge beelden uitpakken,maar naar Belgische normen ,is dit paard een groot beeld. Weinigen in ons land kunnen dit aan De kunstenaar koos naar eigen zeggen om twee redenen voor de Oudenaardse gieterij. "Omwille van de kwaliteit én om aan te tonen dat Vlamingen en Walen perfect kunnen samenwerken», zegt Daras. De plaatsing van het paard van het paard in Libramont gebeurt vandaag. Morgen vindt de officiële onthulling plaats (DCRB) Kunstenaar Francis Danas (rechts) en Jo Norga van gieterij Art Casting bij het levensgrote paard. Foto : Ronny De Coster
Het Laatste Niews, 25/08/2000
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Ardens paard in Leupegemse brons
le dossier Presse complet en format PDF : 6MB Het Volk, Laatste Niews, Sud Presse, Vers l'Avenir, Le soir, Libramont Galerie Copyright Francis Daras All rights reserved |